Le non-emploi des jeunes – ETUC

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France Culture – Ryanair

Invité du Journal (à partir de 18′) au sujet de l’appel à la grève du personnel de la compagnie européenne low-cost Ryanair.

Le Bar de l’Europe – RTBF/TV5

Le Bar de l’Europe – RTBF/TV5 (08/04/2018)

Au programme: les enjeux de l’acier et les relations entre Union européenne, Etats-Unis et Chine sur ce marché concurrentiel.

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Europe Hebdo – Public Sénat

Europe Hebdo (Public Sénat)

Débat sur l’égalité hommes-femmes, avec Sylvie Guillaume, vice-Présidente du Parlement européen (S&D)

Le Bar de l’Europe – RTBF/TV5

Le Bar de l’Europe – RTBF/TV5 (26/11/2017)

Industrie 4.0 – CCMI

L’anniversaire de la Commission Consultative des Mutations Industrielles est l’occasion de regarder au passé et aux origines, depuis la CECA, mais aussi et surtout un bon moment pour se tourner vers l’avenir.

Ce futur, c’est l’industrie 4.0. Enjeu pour nos sociétés, défi pour nos entreprises, cette évolution suppose la mise en place de nouveaux concepts industriels et de management. Parmi les conditions sine qua non de sa réussite figure la prise en compte de la dimension sociale.

En effet, l’industrie 4.0 induit une mutation du travail et de son organisation. Il conviendra dès lors d’investir davantage dans la formation permanente, ainsi que dans la formation en alternance, véritable opportunité gagnant-gagnant.

Ce qui distingue la révolution qui nous occupe est certainement sa rapidité et le fait qu’elle concerne tous les secteurs. Au cours des vingt dernières années, la contribution de l’industrie européenne au PIB de l’Union a chuté de 19% à moins de 15,5%. Ce recul s’explique notamment par la crise financière, mais également par la priorité accordée par l’Union, durant des années, à l’économie de services, au détriment de l’activité industrielle.

Cette stratégie de renforcement des compétences et des qualifications concernera un maximum de salariés, mais il ne faudra laisser personne au bord de la route. Cela suppose de porter une attention particulière à celles et ceux qui n’auront pas été en mesure de suivre le mouvement, en leur permettant aussi de rejoindre le marché de l’emploi.

L’un des risques de l’avenir est l’individualisation croissante des travailleurs. Pour lutter contre ce phénomène, l’industrie et l’économie devront permettre aux collectifs de travail de mieux fonctionner, en renforçant la concertation sociale, non seulement au sein des entreprises, mais aussi dans les différents secteurs professionnels.

L’entreprise de demain sera plus interconnectée, plus flexible, plus réactive ; elle pourra et devra aussi être beaucoup plus respectueuse de l’environnement, moins énergivore. Cela aura des conséquences qui vont impacter la vie des travailleurs et plus globalement le travail. C’est une nouvelle culture du travail qui doit être inventée. Et autant de défis à relever.

Cette nouvelle économie doit être considérée comme une opportunité ; l’occasion de redéfinir le rôle de l’industrie et la place de l’entreprise dans la société. L’industrie devra être à la hauteur de ce défi et donc à la hauteur de ses responsabilités. Il s’agit là d’un enjeu sociétal.

Un emploi européen sur cinq provient du secteur de l’industrie, mais les fermetures d’entreprises se succèdent partout en Europe. Une situation intenable, tant sur le plan social qu’économique. L’Union européenne doit se doter d’une stratégie industrielle d’envergure qui place l’économie et le savoir-faire européen à la pointe, comme cela a pu être le cas dans le passé. Il faut « multiplier les Airbus ». Permettre l’émergence de champions industriels européens, en modifiant les règles de concurrence et en y consacrant des moyens financiers supplémentaires. Favoriser l’innovation, la recherche et le développement mais aussi la commercialisation de nouveaux produits industriels, étape souvent coûteuse et pourtant crucial pour les entreprises, et mettre l’investissement nécessaire au cœur de l’agenda politique. Il faut réussir la transition vers des modèles éco-efficients qui soient sources d’emplois et respectent des engagements climatiques ambitieux (il faut donc accompagner les entreprises, afin qu’elles puissent s’y conformer. Il faut aussi soutenir la transition énergétique, ainsi que la transition numérique.

Demain, la concertation sociale devra être un moteur au cœur de ce nouveau projet de société, un guide permettant de donner du sens à l’économie. Le dialogue social doit être revivifié mais aussi repensé afin d’intégrer les dimensions sociétales et environnementales. Il faut rassembler les partenaires sociaux européens actifs dans les secteurs de l’industrie afin de les associer à une politique industrielle européenne performante.

Je terminerai par une question qui me semble fondamentale : est-ce l’être humain qui doit s’adapter à l’économie et à ses mutations ou est-ce l’économie qui doit retrouver son sens en étant au service des êtres humains pour une vie décente ?

La personne n’est pas d’abord une machine de rationalité économique, c’est tout d’abord un être de sensibilité et de relations. L’ignorer, c’est certainement se couper de la possibilité de construire un monde plus juste.

Café Europe – France Inter

Substances cancérigènes : vers plus de protection sur les lieux de travail (France Inter)

A l’avenir, les travailleurs dans l’industrie devraient être mieux protégés.


Aujourd’hui, quelque soit le pays, le cancer est la première cause de mortalité liée à l’exercice du travail. Il y a quelques jours, les gouvernements et les parlementaires européens se sont mis d’accord pour établir de nouvelles limites d’exposition pour les personnes qui travaillent notamment dans les secteurs industriels très sensibles tel le textile, les scieries, les fonderies, les peintures, ou encore l’industrie de la construction.

Établir de nouvelles limites d’exposition permettrait de sauver jusqu’à 100 000 vies dans les cinquante prochaines années. La révision de cette législation européenne était attendue depuis plus de dix ans. Elle prévoit d’établir des valeurs limites d’exposition pour onze nouvelles substances. Une législation plus sévère que justifie le député européen belge Claude Rolin. Interview.

C’est assez rare pour le souligner mais pour une fois tous les syndicats européens n’ont rien trouvé à redire de cet accord puisque la Confédération européenne des syndicats le soutient totalement. 

La Semaine de l’Europe

J’étais l’invité de La Semaine de l’Europe, sur La Première, consacrée à l’Europe sociale, la directive détachement, le glyphosate, entre autres sujets…

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Exposition des travailleurs aux substances cancérigènes

Le Parlement a voté ce jour en faveur du rapport sur la révision de la directive visant à protéger les travailleurs exposés à des substances cancérigènes et mutagènes. Le cancer est la première cause de mortalité liée à l’exercice du travail. Établir de nouvelles limites d’exposition contribuera à sauver jusqu’à 100.000 vies dans les cinquante prochaines années.

Un premier pas important en faveur d’une meilleure protection de la santé des travailleurs. Nous sommes parvenus à dépasser les propositions de la Commission et du Conseil sur les poussières de bois et le chrome VI. Le rôle des États membres est capital en matière de santé, et il est essentiel d’agir aussi au niveau européen, en concertation avec les partenaires sociaux, pour garantir une protection efficace et une précaution suffisante des travailleurs de façon obligatoire. Comme ce qui existe pour l’amiante, nous avons acté le suivi médical des travailleurs y compris après leur activité professionnelle, car il est fréquent que les maladies liées au travail, se déclenchent des années après l’exposition et soient détectées très, voire trop tard. La Commission devra aussi procéder à une analyse d’impact sur les substances reprotoxiques, nuisibles pour les femmes enceintes et les foetus.

Le travail se poursuit en étapes, avec un second rapport dont j’ai la charge, qui concerne d’autres substances.

Ci-après, mon communiqué de presse: http://www.clauderolin.eu/cmd1/