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Premières Chartes Erasmus+ pour la Mobilité de l’Enseignement et de la Formation Professionnels

J’ai eu le plaisir de remettre les premières Chartes Erasmus+ de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la Mobilité de l’Enseignement et de la Formation Professionnels.

On ne dira jamais assez que formation professionnelle, alternance et mobilité, ouvrent une voix royale vers l’emploi. Les jeunes de l’IFAPME Huy-Waremme et de l’IATA Namur ont témoigné avec passion de l’expérience enrichissante qu’a été leur Erasmus.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, de nombreux projets sont portés par les centres et écoles de l’EFP, soutenues dans leur démarche par le Centre de coordination et de gestion des programmes européens (CCGPE) et l’Agence Erasmus francophone (AEF-Europe). La gestion administrative est conséquente et les Chartes remises ce jour permettent notamment d’alléger celle-ci pour les « habitués ». Il faut encourager ces mobilités, soutenir chaque projet, avec ses spécificités, car chaque jeune qui part en Erasmus en revient grandi. Bonne continuation pour la suite!

Le programme Erasmus est le symbole d’une Europe ouverte, sans frontière et qui démontre que la diversité est une richesse. 9 millions de jeunes ont pu bénéficier du programme de mobilité Erasmus depuis son lancement il y a 30 ans. Erasmus, c’est le symbole de la jeunesse européenne. Une jeunesse curieuse et en mouvement, C’est l’une des plus grande réussite de l’Union européenne ! Les jeunes sont partis à l’étranger comme Italien, Polonais, Belge ; ils en sont revenus Européens.

Le nouveau programme Erasmus+ 2014-2020 a été étendu pour inclure l’éducation, la formation professionnelle, la jeunesse et le sport. Je crois qu’il faut absolument faire pour les apprentis, les étudiants en alternance, ce que l’on a fait pour les étudiants des filières classiques. On sait que l’alternance est une voie royale vers l’emploi. Combinons cette filière avec les mobilités européennes ! Ces bagages peuvent se valoriser facilement sur le terrain de l’emploi. En Belgique, en Communauté germanophone, voisine de l’Allemagne, 95% des jeunes ayant suivant la filière d’alternance décrochent un emploi dans les six mois !

Au Parlement européen, avec le député français Jean Arthuis, nous avons mené un projet pilote pour permettre aux apprentis de partir en mobilité longue dans un centre de formation étranger. Ce projet a permis de financer un nombre limité de projets transeuropéens de mobilité de qualité et de long terme dans le domaine de la formation professionnelle.

Il faut que cette expérience soit étendue le plus largement possible, en dépassant les difficultés, en concertation avec les acteurs de terrain.

La Commission européenne prévoit d’important moyens financiers pour renforcer cet aspect, moins connu, du programme Erasmus +. Pour financer cette extension Erasmus Pro, une augmentation du budget Erasmus de 400 millions d’euros est proposée pour la période 2018-2020. En réalité, cette possibilité existait déjà auparavant, mais on constate que l’engouement au sein des écoles proposant des filières professionnalisantes est assez mesuré, notamment en raison des contraintes d’organisation de ce type de programme (manque de temps à y consacrer, lourdeur administrative…) et de la difficulté de libérer ainsi les jeunes durant des périodes plus longues.

Cela nécessite aussi que les entreprises jouent le jeu de la formation. Elles savent qu’elles ont tout à y gagner. Il faut qu’elles accompagnent les jeunes en gardant à l’esprit qu’ils sont en formation, non pas de la main d’œuvre bon marché, pour leur permettre d’évoluer, d’apprendre, pour enfin être efficace et autonome.

Erasmus est une chance pour la jeunesse. Elle doit l’être pour tous les jeunes. Il faut continuer à augmenter les budgets qui y sont consacrés, et tordre le cou, par les faits, à l’image d’élitisme qui colle au programme. Erasmus, ce n’est pas seulement pour les « rich kids », ce n’est pas moi qui le dit, mais Marianne Thyssen, la commissaire en charge de (l’Emploi et des Affaires sociales) de l’Éducation (= compétence d’appui de l’UE). En réalité, les échanges sont ouverts à tous et des possibilités existent pour faciliter l’accès aux publics moins favorisés (via notamment un financement supplémentaire de 100 à 200 euros par mois), de même qu’à celles et ceux qui souffrent d’un handicap ou d’un problème de santé spécifique.

La mobilité contribue aussi à faire émerger une identité européenne, multiple et riche de ses différences. Nous devons en soutenir le développement, en se donnant les moyens de nos ambitions.

 

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