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Label Bio menacé : refuser le sabotage !

OGM

Nous partageons les craintes énoncées récemment par l’association Nature & Progrès, à savoir un affaiblissement des normes de certification des produits biologiques en Europe.

En mai dernier, déjà, la Belgique a défendu au Conseil la nécessité d’une harmonisation des exigences pour l’ensemble des produits bio dans tous les États membres et pays tiers. Ceci dans le but de garantir aux consommateurs que derrière le logo bio se trouve un même niveau d’exigences, quel que soit le pays d’origine des produits. À défaut de garanties suffisantes, la Wallonie n’a pas soutenu le projet de législation.

Avec René Collin, ministre wallon de l’Agriculture, nous voulons défendre, sans concession, le label Bio. Pursuivant la position soutenue au Conseil qui avait amené au vote négatif de la Belgique en juin 2015, nous plaidons pour l’adoption d’un nouveau règlement ambitieux, et non moins exigeant que le texte actuel. Il faut défendre les seuils de « décertification » qui permettent de retirer le label bio d’un produit qui contiendrait des résidus de substances non-autorisées. Par ailleurs dans le compromis final de révision du règlement en juin dernier, un amendement a été ajouté pour permettre aux états membres qui appliquaient le déclassement de pouvoir le poursuivre jusqu’en 2020. Concernant les contrôles, le Ministre René Collin reste partisan du principe du contrôle annuel obligatoire comme il est pratiqué en Belgique depuis de nombreuses années. Enfin, au niveau des importations en provenance de pays tiers, notre volonté est d’offrir aux consommateurs des garanties identiques quel que soit l’origine du produit BIO.

Au niveau du Parlement européen, je ne suis pas membre de la Commission chargée de ces questions; ce qui n’empêche pas de s’assurer, avant passage du texte en séance plénière du Parlement, qu’il ne consacre pas le « moins-disant » en matière de contrôle et d’exploitation des produits bio.

Nous devons viser l’excellence en matière de produits agricoles, dans le respect des impératifs imposés aux producteurs, mais sans concession aucune en termes de qualité et de sécurité alimentaire. L’agriculture biologique est un secteur porteur en termes d’emploi, de reconversion, et de développement économique. Il convient de l’encadrer afin de mettre à disposition des consommateurs des produits de qualité, respectueux de la santé, tout en préservant les goûts et saveurs de notre terroir.

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